Résumé

Portrait de Georges Bell Georges Bell Voyage en Chine du Capitaine Montfort… (1860)

Parmi celles-ci, la plus curieuse, sans contredit, est celle que les Chinois appellent la Tête du Tigre, ce qui a fait donner au fleuve lui-même le nom de Tigre, et au point extrême jusqu'où peuvent remonter les navires de guerre celui de Bocca-Tigris, nom qu'on est étonné de rencontrer aux confins de la Chine. La Tête du Tigre est une roche colossale, de la forme la plus étrange, jetée au milieu du fleuve comme le génie protecteur du Céleste Empire par les divinités tutélaires, comme un gigantesque épouvantail pour écarter à tout jamais les barbares.
Source : Gallica

Portrait de Georges Bell Georges Bell Voyage en Chine du Capitaine Montfort… (1860)

A Emouï, c'était tout le monde ; j'avais remarqué moins de passion à Canton et à Macao. En voyant dans ce port du Fou-Kien tout le monde possédé du démon du jeu, malgré moi je pensais à ce que les écrivains romains ont dit de nos pères les Gaulois : « Ils sont si joueurs, que, lorsqu'ils n'ont plus d'autre enjeu, ils hasardent volontiers leur vie sur un coup de dé. » Cette parole de l'antiquité peut parfaitement s'appliquer aux Chinois d'Emouï. Grands et petits, ouvriers et marchands, tous sont joueurs, mais joueurs effrénés.
Source : Gallica

Portrait de Georges Bell Georges Bell Voyage en Chine du Capitaine Montfort… (1860)

Le Chinois aime le bruit, les détonations, les assourdissants éclats des gongs. Si une jonque sort du port ou si elle y rentre à la fin d'un voyage, toutes les jonques la saluent de leurs gongs ; elle en fait autant, et un tintamarre effroyable ne cesse de retentir dans le port. Le gong est la voix incessante qui s'élève du sein d'une ville chinoise. Si ce bruit est le préféré, c'est uniquement parce qu'il est le plus retentissant ; il faut avoir des oreilles chinoises pour résister longtemps à sa formidable harmonie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature