George Bousquet

Résumé

George Bousquet,  De Yeddo à Paris

“ De pauvres diables défendent comme ils peuvent un étalage en plein vent, dont l’aspect et l’odeur, repoussans pour nos sens exotiques, sont, paraît-il, des plus affriolans pour les yeux et les narines des fils du Céleste-Empire. Au milieu de tout cela, on crie, on se bouscule, on se dispute, mais le tout rapidement, comme des gens qui n’ont pas de temps à perdre et que le gain appelle bien vite ailleurs. Le Chinois, actif, laborieux, âpre au lucre, semble au premier abord fait pour subir le joug de l’Anglais pratique et infatigable qui se sert de lui en l’enrichissant. ”
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George Bousquet,  De Yeddo à Paris

“ Si l’on voulait donner à quelqu’un une idée imposante de la race anglaise, c’est ici qu’il faudrait le conduire, pour lui montrer tout ce que l’énergie et l’âpre volonté d’une nation peuvent accomplir, en dépit de la nature et des saisons. Sur les pentes abruptes et presque inaccessibles d’un îlot stérile et désolé de 30 milles carrés par 1/2 degré du tropique du Cancer, exposé aux ardeurs d’un soleil implacable, aux typhons, aux pluies énervantes, l’Angleterre a conçu le projet audacieux de créer un port franc destiné à être l’entrepôt du commerce entre l’Europe et la Chine méridionale ”
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George Bousquet,  De Yeddo à Paris

“ La nuit, ce sifflement et le ralentissement brusque du navire, quand l’officier de quart doute de ce qu’il a devant lui, donnent à la marche le caractère lugubre d’une descente fantastique dans l’empire des ténèbres. Le brouillard, en effet, est le plus terrible ennemi du marin, qui préfère le gros temps et la tempête à l’obscurité. Il se dissipe cependant pour nous laisser voir l’Hoogly et le Menzaleh, deux paquebots des Messageries qui se rendent, l’un à Shanghaï, l’autre à Yokohama, garnis de passagers qui agitent leurs mouchoirs, tandis que s’échangent les saluts d’usage. ”
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