Georges Weulersse, Chine ancienne et nouvelle : impressions et réflexions (1902)
“ Le Yangtzé s'ouvre comme la mer. Les vapeurs qui sortent du Ouampou semblent dessiner avec nous des figures de danse autour des bouées. A intervalles réguliers retentit le cri monotone et mélancolique du sondeur relevant le plomb. Nous retombons dans des bancs de brouillard, et la sirène mugit. Vers onze heures le soleil se dégage. Les brouillards s'enlèvent, se ramassent en longues traînées de nuages floconneux dont les ombres courent sur l'eau gris jaune, pailletée d'or. La rive gauche, relativement voisine, est d'un vert intense : parmi les ombrages sombres luisent les toits des villages. ”
