Joseph Conrad,
La Revue de Paris
“ Les extravagantes embardées du Nan-Shan témoignaient de sa lamentable impuissance. Il tanguait, il piquait du nez dans le vide et semblait, à chaque plongée, rencontrer quelque mur où cogner. ”
Joseph Conrad,
La Revue de Paris
“ Les extravagantes embardées du Nan-Shan témoignaient de sa lamentable impuissance. Il tanguait, il piquait du nez dans le vide et semblait, à chaque plongée, rencontrer quelque mur où cogner. ”
Th. Bentzon, Revue des Deux Mondes
“ Nan va partout avec lui, silencieuse, discrète, mais les oreilles et les yeux grands ouverts, comprenant peu à peu la différence qui existe entre un village et le monde, où, de fait, elle commence à prendre son essor, tout au moins en esprit. ”
Joseph Conrad,
La Revue de Paris
“ En se couchant, le soleil au diamètre rétréci n’avait plus qu’un restant d’éclat roussâtre et sans rayonnement, comme si des millions de siècles écoulés depuis le matin eussent épuisé sa réserve de vie. Un épais bandeau de nuages apparut du côté du nord ; sa teinte olivâtre était sinistre ; cela gisait tout au ras de la mer ; le navire en continuant de s’avancer allait sûrement buter contre. Le Nan-Shan avançait pesamment comme une bête épuisée qu’on pousse à la mort. ”
Jules Verne,
Un capitaine de quinze ans
“ Elle faisait partie d’un groupe de femmes qui occupait le milieu du convoi. On l’avait enchaînée avec une jeune mère de Des femmes, des enfants ont été saisis et entraînés par des crocodiles. (Page 260.) deux enfants, l’un à la mamelle, l’autre âgé de trois ans et qui marchait à peine. Nan, émue de pitié, s’était chargée de ce petit être, et la pauvre esclave l’en avait remerciée par une larme. Nan portait donc l’enfant, lui épargnant, en même temps que la fatigue à laquelle il aurait succombé, les coups que ne lui eût pas ménagés l’havildar. Mais c’était un pesant fardeau pour la vieille Nan ”
Joseph Conrad,
La Revue de Paris
“ La surface circulaire de la mer avait le lustre ondoyant d’une étoffe de soie grise au travers de laquelle le Nan-Shan traçait un sillon fugitif. Le soleil, pâle et sans rayons, répandait une chaleur de plomb dans une lumière bizarrement diffuse. ”
Émile René Pourias, La Chine, huit ans au Yun-Nan… (1892)
“ « Cependant, d'heure en heure les progrès du mal s'accentuaient ; ils étaient rapides, effrayants : bientôt une sueur froide inonda son visage et tous ses membres : la mort arrivait à grands pas : « Cette nuit, disaient en pleurant nos dévoués catéchistes qui ne l'ont pas quitté un instant, cette nuit, ou demain au plus tard, le Père va monter au ciel ! » 1. Mgr Fenouil vicaire-apostolique du Yun-nan. ”
Jules Verne,
Un capitaine de quinze ans
“ Et là-dessus, Jack s’endormit paisiblement dans les bras de Nan, qui était accotée au tronc du manguier. Mrs Weldon, étendue près d’elle, donna un dernier baiser à son petit garçon, et ses yeux fatigués ne tardèrent pas à se fermer pour la nuit. Quelques instants plus tard, Hercule ramenait au campement cousin Bénédict, qui venait de s’éloigner pour commencer une chasse aux pyrophores. Ce sont ces « cocuyos » ou mouches lumineuses, que les élégantes placent dans leur chevelure, comme autant de gemmes vivantes. ”
William C. Milne, La Vie réelle en Chine, par le révérend William C. Milne… (1860)
“ Pendant les journées des 4 et 5 août, nous fîmes une route lente et pénible vers la ville de Nan-ngan, capitale du département de ce nom, le plus voisin de la province de Canton. Dans cette partie ennuyeuse de l'excursion, mes yeux reçurent quelque soulagement parl'aspect nouveau que prirent les bords de la rivière. Ils formaient des talus d'ardoise noirâtre, ornés à diverses places de bouquets de bambou et de camphriers. Il y avait parmi les travailleurs répandus dans les champs autant de femmes que d'hommes ”
Henri Havret, La mission du Kiang-nan : son histoire… (1900)
“ Grâce à Dieu, la race chinoise est très supérieure à la race japonaise au point de vue des moeurs extérieures et cependant nous estimons rare en Chine le fait d'une âme restée chaste jusqu'à l'âge adulte (1) . 8° SECTION DÉ NAN-KING. — La Section de Kiang-ning-fou, autre nom de Nan-king, marque, au sud du fleuve, la limite occidentale du Kiang-sou. Nan-king, « la Cour du Sud », servit de résidence aux empereurs de nombreuses dynasties ”
Henri Havret, La mission du Kiang-nan : son histoire… (1900)
“ C'est à Nan-king, en 1871, que commencèrent officiellement, avec les PP. Heude et Colombel, ces deux oeuvres, transférées en 1872 et en 1873 à Zi-ka-wei. 3. On peut lire dans l'ouvrage le Kiang-nan en 1869, du P. L. Pfister, plusieurs détails intéressants sur ces voyages scientifiques, ainsi que beaucoup d'autres sur les premières années de cette Mission. genres du règne animal. L'écrivain compléta l'oeuvre du voyageur ”
Jules Verne,
Un capitaine de quinze ans
(1903)
“ Weldon, la vieille Nan, Tom et ses compagnons, tous avaient les yeux fixés sur le jeune novice. Negoro lui même le regardait avec une insistance singulière. ”
“ Il recouvra aussitôt une lucidité complète, et, me saisissant la main : — Bonne Nanon, reprit-il, vous m’avez pris pour un fou ou pour un lâche ! Comment êtes-vous ici ? Les ouvriers ne sont pas encore levés et il fait à peine jour. — C’est pour cela que je me suis inquiétée en vous entendant sortir. — Vous ne dormiez donc pas ? Est-ce que ma mère s’inquiète aussi ? — Non, elle dort. — Pauvre mère, c’est le bienfait de son âge ! Elle n’est plus de force à se tourmenter beaucoup. ”
Paul-Jean Toulet,
Mon Amie Nane
“ Mais, dans une demi-paresse, et sans trop chercher que les jeux de son corps lui procurent un lustre nouveau, Nane laisse les heures glisser sur elle sans la meurtrir, telles au printemps les gouttes d’une pluie ensoleillée sur la fleur nouvelle. Ce soir, elle s’est vêtue d’un peignoir assez ajusté en crêpe de Chine vert, mais du vert le plus faux, le plus agaçant, le plus délicieux. Elle a des dessous, semble-t-il, tout blancs ; au moins ses bas le sont-ils, et la peau de ses pantoufles. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Est-il bien vrai ? Me trompez-vous, Nanine ? NANINE Non. Faites-moi cette faveur divine : Mon coeur en a trop besoin. LA BARONNE Avec un emportement de tendresse, Lève-toi : Que je t'embrasse. ô jour heureux pour moi ! Ma chère amie, eh bien ! Je vais sur l'heure Préparer tout pour ta belle demeure. Ah ! Quel plaisir que de vivre en couvent ! NANINE C'est pour le moins un abri consolant. LA BARONNE Non ; c'est, ma fille, un séjour délectable. NANINE Le croyez-vous ? LA BARONNE Le monde est haïssable, Jaloux... NANINE Oh ! Oui. ”
George Sand,
Théâtre de Nohant
“ NANNI, le repoussant. Mais je ne vous aime pas du tout. MAX. Il faut m’aimer, Nanni! je le veux! La femme est faite pour subir l’ascendant de l’homme et pour répondre à son initiative. C’est une loi naturelle. Aimez-moi, puisque je réclame votre préférence, et donnez-moi ce précieux chiffre!... NANNI. Vous vous moquez, vous ne l’aurez pas ! MAX. Alors je le prendrai! (Il veut user de violence. Pérégrinus, qui écoutait au fond, s’élance entre eux.) SCÈNE VI. PÉRÉGRINUS, MAX, NANNI.PÉRÉGRINUS, très ému. Max! en voilà assez! Vous devenez bien extravagant pour un homme si sage! ”
Paul Féval, Roger Bontemps : histoire d'un notaire et d'une tonne de poudre d'or (1881)
“ Nannette était en Australie ! Je respirais le même air qu'elle ! Il n'y a que moi, j'en suis bien certain, pour avoir des aventures de cette force-là. – Legoff, tournez le rôti, repris-je en chevrottant (et de fait l'opossum brûlait) . Dites-moi tout ce que vous savez, et pourquoi Nannon vous écrivait des lettres. Êtes-vous son parent ? Mais si la bête est cuite, mon camarade, donnez-m'en d'abord un blanc, car je sens que je vais défaillir. Depuis que le monde est monde, on n'a jamais mangé si bon morceau. ”
Paul-Jean Toulet,
Mon Amie Nane
“ Les courbes de son flanc ou de sa nuque, dont il semble qu’elles aient obéi au pouce d’un potier sans reproche, la délicatesse de ses mains, et son front orgueilleusement recourbé, comme aussi ces caresses singulières qui inventaient une volupté plus vive au milieu même de la volupté, se peuvent découvrir en d’autres personnes. Mais Nane était bien plus que cela, un signe écrit sur la muraille, l’hiéroglyphe même de la vie : en elle, j’ai cru contempler le monde. ”
Émile Zola,
Nana
(1880)
“ Nana la fit taire d’un froncement de sourcil, parce que d’autres femmes étaient là, en robe de chambre, sans linge, les cheveux tombés et blancs de peluches. Le matin, toutes les filles du quartier, à peine l’homme de la veille mis à la porte, venaient faire leurs provisions, les yeux gros de sommeil, traînant des savates dans la mauvaise humeur et la fatigue d’une nuit d’embêtements. ”
Auguste Brizeux,
Œuvres de Auguste Brizeux
“ Il faut prier la Vierge ; oui, priez-la pour nous ; J’userai votre tombe ici de mes genoux. Homme, si vous souffrez, patientez encore, Tout ceci peut finir au lever de l’aurore... Çà, mes filles, venez ! Vous aussi, mon neveu ! À ce saint qui s’en va venez tous dire adieu ! Mais éveillez Nannic : que son père l’embrasse, Ce petit innocent !... Ah ! de grâce ! de grâce ! Mes filles, mon neveu, ne pleurez pas si fort ! Votre cœur se fendra. Cet homme sait son sort... L’enfant pâlit. Nannic, embrassez votre père, Cher petit !... Non, la peur le rejette en arrière. ”
Paul-Jean Toulet,
Mon Amie Nane
“ Peu à peu le sourire de Nane m’apparaît tout près et très loin ; comme les choses que l’on aperçoit encore en s’endormant par un après-midi d’été, alors qu’à travers toute la profondeur d’une muette maison, on n’entend plus rien que, parfois, une porte qui claque, ou le jeune pas de quelque servante sur la dalle des frais corridors. ”
Paul-Jean Toulet,
Mon Amie Nane
“ Pareille à la brume délicate qu’un soir d’août suspend sur les eaux, voyez cette buée qui le voile, tant il s’émeut, dès que vous surgissez devant lui parée de vos seuls colliers ; aussi nue et moins rigoureuse qu’une Vérité mathématique. Mais vous, Nane, vous ne l’aimez point. C’est pourquoi sans pudeur vous souffrez qu’il vous épie jusque dans votre chair la plus secrète, avec vos genoux un peu rapprochés, vos coudes de corail pâle, une gorge sans escarpements ; si irrégulière pour tout dire, en vos charmes, qu’ils ne sont peut-être qu’une exquise difformité. ”
Pierre Mille,
Histoires exotiques et merveilleuses
(1920)
“ Le juge rouvrit la porte.— Nâne ! dit-il tranquillement.Il la chercha des yeux. Nâne ! Nâne... Ce n’est pas grand une cabine ; il n’y a pas un seul endroit où, même un enfant, se puisse cacher. Pourtant, il écarta quelques vêtements, il tâta les couchettes.— Nâne !Ti-Haï était entrée derrière lui.— Y a pas bon ! cria-t-elle encore, mais d’une autre voix... fenêtre moi tout à l’heure pas ouvert comme ça ! ”
Vie abrégée du vénérable J.-Gabriel Perboyre… (1886)
“ Il dut les quitter vers le milieu de juillet, et.cinq jours après il arrivait vers minuit à la résidence de Nan-Yang-Fou, qui lui avait été assignée, dans la maison même où M. Clet avait été arrêté. CHAPITRE VI SES MISSIONS DANS LE HO-NAN ET DANS LE HOU-PÉ (i836-i83g) . i. Ses dispositions à son arrivée dans le Ho-Nan. — 2. Grave maladie qu'il y fait; ses premières missions : fatigues et succès. — 3. Souvenirs du vénérable Clet; vacances. — 4. Il quitte la Mission du Ho-Nan pour celle du Hou-Pé. — 5. Ses nouvelles occupations. - 6. Une journée de dimanche ou de fête. — 7. ”
Octave Uzanne,
Le calendrier de Vénus
“ Si je la mène à la campagne, Nanine embellit la nature; elle arrive comme une aurore de printemps, le matin, joyeuse et sautillante, heureuse de courir dans l'herbe et de fripper ses jupes et ses volants dans le brouhaha des gares.—Dans les champs, une poule est une révélation, un petit poussin un joujou japonais; elle va, vient, lutine les chiens, grimpe aux arbres, fait jouer l'aviron des canots ou cueille, baignée de lumière et de grâces, des coquelicots et des bluets qui font valoir sa fraîcheur délicate de fille d'amour.Nanine a dix-huit ans et joue avec son coeur comme avec un hochet. ”
Paul-Jean Toulet,
Mon Amie Nane
“ La mère de Nane est dans son petit jardin, qui arrose avec dévotion un carré de terre compacte et bombée, où il ne paraît avoir poussé jusqu’ici que quelques pierres. Après deux gros baisers sur les joues de Nane, et une révérence pour moi : — Voyez-vous, nous dit-elle, ce sont des salades. — Ah ! oui, des salades. — Dès qu’elles auront poussé, les loches viendront et mangeront tout. Il faudrait passer la nuit à côté, avec une lanterne. — Tu ne feras pas ça. — Je suis trop vieille, vois-tu. Ah ! si ton pauvre père vivait encore, lui qui les aimait tant. ”
Paul-Jean Toulet,
Mon Amie Nane
“ Seigneur, j'ai quelque chose au coin des yeux quand je ris, c'est horrible: est-ce que c'est la patte d'oie?Elle semble tout près de pleurer et je la console:—Que parlez-vous de vieillir, Nane, à vingt-deux ans! Vous avez l'éternité devant vous. Et n'écoutez pas ce sinistre philosophe avec ses histoires de gouges. Il n'y a d'autres bêtes, la nuit, que celles que vous voulez bien. ”
Pierre l’Arétin,
L'oeuvre du Divin-Aretin
“ Nanna. — Du côté d’une fente qui nous laissa voir une Sœur, qui paraissait la mère de la Discipline, la tante de la Bible, et la belle-mère du Vieux Testament. À peine aurais-je osé la regarder. Elle avait sur la tête une vingtaine de cheveux pareils aux crins d’une brosse, tout pleins de lentes, et peut-être cent rides sur le front, des sourcils épais et tout blancs, des yeux qui distillaient une certaine chose jaune. Antonia. — Tu as une bonne vue si tu aperçois de loin jusqu’à des lentes. Nanna. — Suis-moi bien. ”
Paul Féval, Roger Bontemps : histoire d'un notaire et d'une tonne de poudre d'or (1881)
“ Il avait repassé péniblement chaque mot, chaque syllabe de sa conversation avec Nannette et il s'était dit : « C'est impossible ! j'ai rêvé ! » Sur cette pente, il en arriva bien vite à penserr : « C'est moi qui ai tous les torts. » La solide honnêteté de Nannon, sa vertu si simple et si vraie lui revinrent en mémoire. Quand il se leva de son banc, ce fut pour aller vers les ponts. Il voulait demander pardon. Mais, en définitive, un homme ne vire pas comme une toupie. Elle avait dit : « Connu ! » elle avait dit : « c'est lâche, les hommes ! » ”
George Sand,
Théâtre de Nohant
“ Scène VIII NANNI, MAX, PÉRÉGRINUS.PEREGRINUS, enveloppé d’une douillette, cheveux blonds en queue bouclée, figure calme, rose et souriante, habits bourgeois en velours de fantaisie, couleurs douces. Toilette modeste et soignée. À Max, en entrant. ) Mais oui, mais oui, ça va très-bien, je te l’ai déjà dit. Mais qui donc a cassé la porte ? (Voyant Nanni, avec une émotion contenue.) Ah !... vous êtes là, ma chère demoiselle Lœmirt ? MAX. Lœmirt ? Ah ! oui, c’est mon vieux relieur ? PÉRÉGRINUS. Un digne homme, un très-habile artisan, un artiste, on peut dire ! ”
Pierre Mille,
Histoires exotiques et merveilleuses
(1920)
“ Il advint ce que Nâne avait pressenti sur le bateau : elle s’ennuya. Sa mère ne la laissait monter sur le pont que conduite par la main de Ti-Haï ou la sienne, et la demi-obscurité de la batterie lui parut insupportable. Et puis, elle sut bientôt ce que c’était qu’un pays — le paquebot, pour elle, c’était déjà une contrée nouvelle — où il n’y a que des Européens qui se croient tous égaux et n’obéissent à personne : même à la tyrannie de Nâne, chose incroyable, ils refusaient de se soumettre ! Nâne en fut tout étonnée. ”
Georges Weulersse, Chine ancienne et nouvelle : impressions et réflexions (1902)
“ La Porte Rouge est un reste d'une ancienne enceinte quand Nankin était plus petite. Tandis que nos hommes pour se donner du coeur prennent force bols de riz, pour nous dégourdir les jambes nous gravissons le monticule où elle s'élève. Dans l'ombre des grandes voûtes, parmi les bourriquots, des coolies presque nus, couleur de bronze, dorment paisiblement les jambes en l'air sur un lit de haricots secs ! Mais hélas ! tout autour à nos pieds on ne voit que la campagne : des cultures maraîchères avec de petits hameaux dans des bosquets. Où est Nankin? nous nous le demandons avec effarement. ”
Henri Le Verdier, La fille de Nana : roman de moeurs parisiennes (1881)
“ Et brusquement la face hideuse de Nana apparut à la lueur des 'girandoles, parmi la clarté magique de la fête, parmi la joie populaire et la farce gauloise, comme la figure d'un lépreux au milieu d'une fête du moyenâge. — Vous êtes tous des lâches d'insulter une femme aveugle ! leur cria-t-elle de sa voix mordante où vibrait la rage d'être démasquée ainsi publiquement en pleine laideur. Oui, vous êtes tous des lâches! ”
Henri Le Verdier, La fille de Nana : roman de moeurs parisiennes (1881)
“ La coupe sombre des habits noirs terminés en queue de corbeau tranchait nettement sur les jupes et sur les corsages clairs. Les femmes, échauffées de baisers volés ou de faveurs promises, avaient aux joues des rougeurs charmantes; et les cavaliers, très corrects avec leurs claques sous le bras, leurs favoris frisés, leurs cheveux luisants, reprenaient, sous le rayonnement des lumières, une attitude gourmée d'hommes sérieux. Dans le vestibule, Nana rencontra le rajah ruiné jadis par elle en huit jours. ”
