Camphrier

Définition et enjeux

P. Duplais,  Traité de la fabrication des liqueurs et de la distillation des alcools… (1866-1867)

“ CAMPHRE. — Huile volatile concrète qui existe en abondance dans presque toutes les espèces d'arbres de la famille des lauriers, et surtout dans le laurier-camphrier qui croît au Japon, à Java,' à Sumatra et à Bornéo, d'où il vient brut. Le camphre raffiné a la blancheur, la demi-transparence de la glace ; il est léger et se distingue aisément des corps avec lesquels on pourrait le confondre, par sa saveur chaude, amère, brûlante, et surtout par son odeur vive et pénétrante, qui reste aux doigts et se répand au loin : c'est presque l'odeur du romain. ”
Source : Gallica

Jean Rambosson,  Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses… (1871)

“ Le laurier-camphrier est originaire des contrées montueuses de l'extrême Orient ; il a le port du tilleul, l'écorce du tronc raboteuse et grisâtre ; les feuilles ovales, longues, alternes, d'un beau vert luisant; les fleurs blanches, petites, en panicules; les fruits pourpres, noirâtres, à une seule graine, de la grosseur du pois chiche.
On trouve le camphre dans un grand nombre de plantes, mais c'est principalement du laurier-camphrier qu'on le retire avec avantage.
”
Source : Gallica

Portrait de Guillaume Capus Guillaume Capus,  Les produits coloniaux d'origine végétale (1930)

“ Il fournit le camphre, composé aromatique dont la formule est CUI H16 0. Raffiné, c'est une substance blanche, transparante, dt saveur brûlante, très inflammable ; peu soluble dans l'eau ; soluble dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, l'acide acétique et les huiles fixes et essentielles.
Surnage dans l'eau avec un mouvement gyratoire. Densité 0,98 ; point de fusion à 1750 C., d'ébullition à 204° C.
Le camphrier est un bel arbre de 8 à 15 mètres de hauteur" à tronc
rugueux, mais à jeunes rameaux lisses, verdâtres.
”
Source : Gallica

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