Albert-Auguste Fauvel

Résumé

Albert-Auguste Fauvel Les séricigènes sauvages de la Chine (1895)

LES CHÊNES CHINOIS. Bien que d'Incarville ne les mentionne qu'en troisième ligne après le Fagara et le Frêne, c'est bien le chêne qui est l'arbre le plus employé en Chine pour la nourriture des vers à soie sauvages. De fait, la soie du Fagara, que le savant jésuite décrivait comme la plus belle et celle qu'on produisait alors en plus grande quantité, a complètement disparu du marché. Celle de l'ailante (Frêne) y est fort rare et on ne fabrique plus aujourd'hui en abondance (d'ailleurs toujours croissante) que celle du chêne.
Source : Gallica

Albert-Auguste Fauvel Les séricigènes sauvages de la Chine (1895)

L'insecte parfait est remarquable par son envergure qui, chez la femelle, atteint jusqu'à vingt centimètres, et par les miroirs ou taches transparentes qui ornent ses ailes et ont une forme triangulaire sans bordure, au lieu d'être oculiforme, comme dans les Antheræa; ou en croissant, comme chez les Philosamia. Il est mieux connu que les autres séricigènes sauvages de Chine, parce qu'il se trouve dans beaucoup d'autres pays, et que ses dimensions et sa beauté l'ont fait entrer dans toutes les collections.
Source : Gallica

Albert-Auguste Fauvel Les séricigènes sauvages de la Chine (1895)

M. Balabio, qui a décrit, dans les journaux de Chang-haï, l'élevage des vers du chêne au Chantoung, dit que, quand on ne peut employer aucun des moyens ci-dessus, on peut saisir les vers entre le pouce et l'index par le dernier anneau sans trop presser et les détacher en même temps par un mouvement rapide.
Si l'on hésite, les vers se fixent si solidement aux rameaux qu'ils se laisseront plutôt déchirer en morceaux que de lâcher prise. Le proverbe chinois dit : « Arrachez-les avec la rapidité du tigre et posez-les avec le soin du rat. »
Source : Gallica

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