Alphonse Gourdon

Résumé

Alphonse Gourdon L'art d'élever les vers-à-soie (1852)

Mais ce que tout le monde ne sait pas , c'est que M. Pleindoux s'occupe sérieusement d'agriculture, et spécialement de la culture du mûrier ; ce que tout le monde ne sait pas, c'est qu'il ait métamorphosé un vaste coteau inculte et aride en une forêt de mûriers, au feuillage luisant et soyeux, prouvant par là de plus fort que c'est le fonds qui manque le moins ; ce que tout le monde ne sait pas, c'est que cet esprit progressif se livre continuellement à des essais, à des expériences agronomiques, se montrant ainsi digne des talents et de la fortune dont il a été favorisé.
Source : Gallica

Alphonse Gourdon L'art d'élever les vers-à-soie (1852)

Voilà, Monsieur le Préfet, le problème que je m'étais posé, le problème que j'ai résolu.
En détruisant les œufs qui produisent les mauvais sujets, j'économise d'abord la feuille qu'ils auraient mangée en pure perte ; j'évite la contagion et la mort qu'ils jettent dans la chambrée, et, par suite, la larve se trouvant plus égale, plus saine, plus robuste, elle résiste avec plus de succès aux intempéries des saisons, aux variations de l'atmosphère, aux cruelles maladies enfin qui viennent l'assaillir si souvent.
Source : Gallica

Alphonse Gourdon L'art d'élever les vers-à-soie (1852)

En n'usant pas de ces filets, et se servant, comme on fait communément, de brins de mûriers, on s'expose à emporter les bons et les mauvais vers, et à former ainsi, non-seulement des inégalités incessantes, mais à semer sans s'en douter, la maladie et la mort dans la magnanerie ; surtout lorsque les rameaux se trouvent promptement dévorés et qu'il n'en reste que le squelette.
Alors, en les soulevant, on emporte tout : la feuille fraîche et la litière, les vers sortis de la maladie et ceux qui sont encore en mue, les bons et les mauvais
Source : Gallica

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