Charles Fraissinet

Résumé

Charles Fraissinet Plus de muscardine pour qui veut… (1847)

Voulez-vous rendre au mûrier noir un peu de cette faveur dont il a joui, prenez de grosses mûres au moment de leur maturité, obtenez-en la graine, semez-la et cultivez-en les pousses, soit en pourette, soit en pépinière, ainsi que je le prescris pour ceux de l'autre espèce aux chapitres suivans.
Les racines du mûrier noir n'ayant pas beaucoup de chevelu, vous devez avoir soin en le plantant à demeure, de lui en laisser le plus possible, afin qu'il puisse plus aisément pomper le suc de la terre et répondre plus promplement
à vos désirs.
Source : Gallica

Charles Fraissinet Plus de muscardine pour qui veut… (1847)

M. Bonafous indique une fente longitudinale à la tige du jeune mûrier comme un moyen de la faire croître avec plus de force et par là de maintenir un juste équilibre entre elle et la tête qu'elle doit porter. C'est là ce qu'on peut appeler un mal réel appliqué pour remède à un mal imaginaire. Qu'à cette occasion M. Boitard lui eût reproché son ignorance, qu'il lui eût dit, comme il a fait fort mal à propos dans une autre, que le plus mince garçon jardinier ne commettrait pas une semblable faute, il l'y aurait autorisé, et nous ne blâmerions, dans ce blâme,
que la forme un peu trop cavalière.
Source : Gallica

Charles Fraissinet Plus de muscardine pour qui veut… (1847)

Or, comme il est impossible qu'un ouvrier , quels que soient d'ailleurs ses bénéfices, puisse jamais augmenter sa fortune s'il dépense régulièrement en un jour ce qu'il a gagné en un autre, il ne l'est pas moins que la plus grande absorption d'une feuille accroisse la prospérité de l'arbre sur lequel elle vit. On a bien souvent dit que la greffe donnait de l'activité à la végétation; c'est une erreur ayant pour cause une illusion semblable à celle qui a fait dire et qui fait répéter que la taille donne plus de vigueur, et, par suite, une plus riche dépouille au mûrier qu'on y a soumis.
Source : Gallica

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