Résumé

Portrait de A. de Quatrefages A. de Quatrefages Les Animaux utiles. — Le Ver à Soie

En temps de choléra, la santé la plus robuste, l’observation la plus stricte des lois de l’hygiène, ne sont nullement une garantie d’immunité. Ici encore la ressemblance n’est que trop frappante entre l’épidémie humaine et la maladie des insectes. Les graines les plus saines, provenant de contrées où le mal n’a jamais paru, élevées avec des soins exceptionnels, ont bien des fois donné naissance à des vers qui, après avoir présenté tous les signes de la force et de la santé, ont succombé comme les autres.
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On connaît généralement beaucoup moins l’histoire de la sériciculture, c’est-à-dire de l’art d’élever, d’utiliser ce précieux insecte, et pourtant elle nous présente un intérêt puissant, des enseignemens bien dignes d’être médités. Confinés pendant nous ne savons combien de siècles dans l’extrême Orient, le ver à soie et le mûrier, ces deux compagnons inséparables, partent un jour de leur lointaine patrie et commencent un voyage, ou mieux une conquête pacifique, qui d’étape en étape leur a fait accomplir le tour du monde.
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« Les premières ont reçu de la bonne graine, les secondes de la mauvaise graine. » Il est fort rare en effet que la vérité perde ses droits d’une manière absolue, et que le bon sens ne proteste pas de manière ou d’autre contre les erreurs les plus généralement accréditées. Les partisans les plus décidés de l’empoisonnement par la feuille n’en admettent pas moins qu’on réussit généralement avec certaines graines, qu’on échoue à coup sûr avec d’autres, alors même qu’elles ont été récoltées avec les mêmes soins et conservées avec les mêmes précautions.
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