Résumé

Laurent Turrel Les maladies des animaux et des végétaux… (1874)

Ce qui a manqué jusqu'ici aux savants, c'est de rester fidèles aux principes qu'ils n'auraient jamais dû perdre de vue ; ce qui a fait défaut aux praticiens, c'est de posséder des notions suffisantes de physiologie et d'hygiène.
De part et d'autre, en effet, on semble oublier que la vigne est un être vivant, par conséquent soumis à certaines lois, et que le fait de la violation de ces lois doit entraîner fatalement son dépérissement et sa mort.
Ce que nous voyons se produire actuellement pour un végétal, nous l'avons observé naguère pour un animal, le ver à soie.
Source : Gallica

Laurent Turrel Les maladies des animaux et des végétaux… (1874)

Cette immunité constatée des teinturiers Bouschet, des semis de certains cépages et de nos lambrusques, nous semble tracer la marche à suivre pour arrêter la ruine de notre viticulture.
Au lieu de demander à grands frais, et Dieu sait au prix de quelles déceptions, les sauvageons américains rebelles à la culture, au bouturage
et à la greffe, semons nous-mêmes nos bonnes variétés de raisins de cuve, ou procurons-nous de vigoureux porte-greffes en bouturant nos lambrusques indigènes.
Source : Gallica

Laurent Turrel Les maladies des animaux et des végétaux… (1874)

Mais à mesure que le progrès du luxe poussa les campagnes à une production toujours croissante, le mûrier descendit des coteaux, dans la plaine, et vint étaler sa végétation luxuriante, mais lymphatique, dans les alluvions et le long des cours d'eau; on multiplia par la greffe les variétés donnant les plus grandes feuilles, et l'on ne s'aperçut que tardivement de l'erreur où l'on tombait, en donnant aux vers des feuilles épaisses, aqueuses et peu riches en éléments soyeux.
Source : Gallica

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