Résumé

Jules Giéra La Vigne à l'école du phylloxera… (1875)

Conseiller d'arracher les vignes malades et agonisantes, c'est dans l'ordre des lois ordinaires; mais ce qui ne l'est pas, c'est de venir dire au viticulteur: Vous avez là des vignobles dont vous admirez la beauté et dont on vous envie la fécondité; voulez-vous prévenir les ravages du Phylloxéra? Armez-vous de la hache et de la pioche, abattez sans merci, décimez sans regret, espacez les ceps et aérez le sol. Ce langage est dur, pour salutaire qu'il puisse être; peu l'écouteront, peu le mettront en pratique. Tenir présentement vaut mieux que posséder plus tard.
Source : Gallica

Jules Giéra La Vigne à l'école du phylloxera… (1875)

Dans tous les pays où la haute tige est adoptée,, on ne le pense pas ainsi; on a même la prétention de mieux faire que nous, et jusqu'ici, le terrible insecte leur a donné raison. Pourquoi ne pas essayer de faire comme eux, s'ils y trouvent leur profit? Vous aimez mieux tenter le sort; oui, lorsque les chances sont égales; mais aller à une catastrophe certaine, se laisser envahir par le fléau, ce n'est pas tenter le sort, c'est fermer volontairement les yeux à la lumière, c'est consommer sans espérance le plus aveugle des sacrifices.
Source : Gallica

Jules Giéra La Vigne à l'école du phylloxera… (1875)

Les viticulteurs apprécieront, je n'en doute pas, la valeur de ses indications. Quant à moi, plus ami des champs qu'agronome, je me demande pourquoi la vigne serait moins heureuse que nos autres arbres à fruit, qui ont appris à braver le mistral. La nature met la défense à côté de l'agression; elle frappe d'une main et pare de l'autre. N'en doutons pas, les vignes en hautain s'acclimateront comme l'ont fait nos essences fruitières, et pour peu que nous leur venins en aide, elles puiseront en elles-mêmes l'art et la force de résister aux ouragans
Source : Gallica

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