Résumé

C. L. Coutaret De la Maladie phylloxérique et de son traitement physiologique à l'aide du drosogène… (1880)

La vigne est une liane d'une puissance d'assimilation prodigieuse, s'inquiétant peu de ce qu'on lui donne, ni de ce qu'on lui prend. Elle fouille le sol de ses robustes racines, qui s'étendent au loin ; et plonge dans l'air un luxuriant feuillage, qui y absorbe les aliments, par des milliers de stomates. On le sait, et on en abuse. La vigne souffre d'une anémie, occasionnée par la privation des engrais nécessaires à son développement. Cette anémie n'est pas la cause de la maladie phylloxérique ; mais elle contribue énergiquement à l'action destructive de l'insecte.
Source : Gallica

C. L. Coutaret De la Maladie phylloxérique et de son traitement physiologique à l'aide du drosogène… (1880)

La vigne n'est pas l'unique arbuste attaqué par un fléau, dont l'essence nous est ignorée. Les plantations de mûrier sont dévastées depuis bien des années; les vers périssent; la récolte des soies est compromise ; une ruine complète menace cette branche de notre agriculture. Hier encore, des ténèbres épaisses voilaient à nos yeux la cause et la nature de ces désastres; aujourd'hui, l'espoir renaît dans tous les coeurs.
M. Pasteur a démontré, par des expériences à jamais célèbres, que le mai des vers à soie est dû aux corpuscules de Cornalia. Le microbe de la pébrine est trouvé.
Source : Gallica

C. L. Coutaret De la Maladie phylloxérique et de son traitement physiologique à l'aide du drosogène… (1880)

Son oeuvre intime est un secret de la vie; mais ses procédés sont simples et accessibles à l'observation. Plongée dans l'eau, immergée dans des dissolutions concentrées, la vigne succombe promptement. La vapeur d'eau, la rosée, les liquides très légèrement salins lui conviennent mieux. Alors seulement, elle absorbe et assimile ; et elle envoie, par sa sève descendante, jusqu'à l'extrémité de ses radicelles, les agents vivifiants, destinés à décomposer les éléments minéraux puisés dans le sol, et à les répandre dans ses tissus par la sève ascendante.
Source : Gallica

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