Pensylvanie

Définition et enjeux

Portrait de Édouard-René Lefebvre de Laboulaye Édouard-René Lefebvre de Laboulaye,  Histoire politique des États-Unis

“ Cette forme de gouvernement, que la singularité d’un quaker-roi recommandait à l’attention, explique et justifie l’admiration du dernier siècle pour la république de Pensylvanie. Penn était, pour les écrivains du xviiie siècle, un philosophe beaucoup plus qu’un chef de secte, un ami de l’humanité plutôt qu’un chrétien. Philadelphie, c’était la cité de la tolérance ; la Pensylvanie, c’était la terre promise des philosophes. ”
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Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant,  Canonniers à vos pièces ! par Alfred Assollant (1861)

“ La Pensylvanie a des mines de fer et de charbon comme le Lancashire et le comté de Cardiff, des moutons comme le comté de Lincoln, des prairies aussi vertes que l'Angleterre tout entière, qui n'est, aux yeux du voyageur, qu'une immense prairie. Les produits, les besoins, les habitudes sont les mêmes, la religion est la même ; la race est la même ; à la même heure on boit du thé et, l'on psalmodie des cantiques à Londres et à Philadelphie; on lit les mêmes historiens et presque les mêmes journaux; les romans eux-mêmes sont aussi ennuyeux en Amérique qu'en Angleterre ”
Source : Gallica

J. Milsand,  Revue des Deux Mondes

“ Dans la Pensylvanie, les Amis formaient, au commencement de notre siècle, presque un huitième de la population. D’après les statistiques les plus récentes, ils s’élèvent à environ cent mille ames dans toute l’étendue des États-Unis. Le Delaware, le Nouveau-Jersey, le Rhode-Island et la Caroline du Nord sont, après la Pensylvanie, les provinces où ils dominent. En Angleterre et dans le pays de Galles, on évalue leurs congrégations à trois cent quatre-vingt-seize. Hors de l’Amérique et de la Grande-Bretagne, leur secte n’a jamais réussi à se propager. ”
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