Louise Raymond,
Pouponne et Balthazar
“ Si les premiers Acadiens, fixés sur les bords du bayou Têche, avaient eu à vaincre des obstacles presque insurmontables pour arriver à leur destination, eux qui avaient à leur tête un homme d’un courage et d’une énergie exceptionnelle, d’un homme qui disposait d’une immense fortune, qu’il dépensait tout entière pour subvenir aux besoins de ses compagnons, songez à ce que dut souffrir la seconde bande d’Acadiens, chassés par les Anglais et n’ayant pour chef qu’un pauvre prêtre dont la voix s’élevait plutôt pour consoler que pour commander. ”
