Résumé

Marquis d'Argenson Discours sur la nécessité d'admettre des étrangers dans les sociétés littéraires

Qui peut mieux les sentir que l’auguste Restituteur de cette Academie ? Au courage & aux succés du plus grand Heros, il joint les vertus du meilleur Roi ; & à la plus parfaite connoissance des interets de sa Couronne & de son État, les connoissances les plus etendues dans les Sciences, les Lettres & les Arts. Rien de ce qui peut assurer leur gloire & leur avancement, peut-il lui echapper, & qui peut mieux que lui enrichir cette Academie de tous les trésors du monde litteraire ? Qui peut aussi, Messieurs, en profiter mieux que vous ?
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Marquis d'Argenson Discours sur la nécessité d'admettre des étrangers dans les sociétés littéraires

L’estime du bienfait est la mesure des sentimens qu’il inspire. Jugez donc de ma sensibilité par mon admiration pour l’Academie, pour la forme qu’elle a reçu d’un grand Roi, pour la solidité & l’utilité des ouvrages qu’elle a dejà produit, & pour le merite de ses Membres, parmi lesquels elle compte les plus grands hommes.
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Marquis d'Argenson Discours sur la nécessité d'admettre des étrangers dans les sociétés littéraires

L’Academie, qui embrasse tous les genres, est plus dans le cas, qu’aucune autre, de s’appliquer à cette recherche.
Elle trouvera dans les Etrangers qu’elle voudra bien admettre de quoi se satisfaire, ils se feront honneur de lui faire hommage de ce que l’etude de l’Histoire naturelle de leur païs leur a appris, ils soumettront volontiers à son jugement, & à ses reflexions, leur façon de penser, ou plutôt celle de leur Nation, & le reste de ses anciens préjugés ; restes que le Philosophe ne conserve qu’autant qu’ils echapent à son attention
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