Rodolphe Girard

Élements biographiques

Portrait de Rodolphe Girard Rodolphe Girard Rédemption

Eh bien ! oui, c’est vrai, je l’aime, je l’aime, mais — la foudre retentit et un coup de vent forçant la porte mal fermée, s’engouffra dans la pièce et souffla la chandelle — il ne peut m’aimer, moi qui ne suis qu’une pauvre fille de pêcheur.
Elle fondit en larmes.
Réginald, transporté par une passion dans toute sa première sève, se jette aux genoux de Romaine. Couvrant ses mains de pleurs et de baisers, il lui crie son amour :
— Ah ! Romaine, Romaine, je t’aime !... je t’aime !... je t’aime ! Tu es ma divinité, ma vie, l’âme de mon âme.
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Portrait de Rodolphe Girard Rodolphe Girard Mosaïque

Comment donc un Français, auquel il reste une parcelle de cœur dans la poitrine, peut-il tenir ce langage déplacé à l’adresse d’un homme qui a fait la France belle, grande, enviée, qui a placé notre patrie à la tête de toutes les nations du monde ? Moi qui vous parle, je ne suis qu’une faible femme, et cependant, ai-je murmuré lorsque l’Empereur m’a pris et mon père et mon frère me laissant seule au monde avec ce vieux héros. Je ne suis qu’une faible femme, et cependant Dieu m’est témoin que le cœur me saigne horriblement en étant obligée de dire adieu à mon Jean que j’adore.
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Portrait de Rodolphe Girard Rodolphe Girard Florence

Hubert pensait parfois, en culottant paisiblement sa pipe de terre blanche au coin de l’âtre : L’amour, l’amour existe-il en ce monde dans lequel nous pataugeons, ou a-t-il jamais existé ? À part l’amour maternel porté jusqu’à l’héroïsme, tout n’est-il pas que honteuse bouffonnerie ? La femme, qu’est-elle, après tout, quand l’amour vient lui souffler à l’oreille des paroles enchanteresses ? Une abeille qui butine de fleur en fleur, qui se grise du plus délicieux de leur suc et qui, affreusement ivre, s’en va à la recherche d’un miel plus succulent et plus neuf !
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