Cte Alfred de Vigny, Revue des Deux Mondes
“ Indien, ennemi de sa race Indienne, Et de qui la famille a massacré la sienne. Elle écoute, regarde et respire à la fois La marche des Hurons sur les feuilles des bois ; Un cri lointain l’effraie, et dans la forêt verte Elle s’enfonce enfin par une route ouverte. Elle sait que les blancs, par le fer et le feu, Ont troué ces grands bois semés des mains de Dieu, Et, promenant au loin la flamme qui calcine, Pour labourer la terre ont brûlé la racine, L’arbre et les joncs touffus que le fleuve arrosait. ”
