René Grousset,
Sur les traces du Bouddha... (6e édition…
(1929)
“ Comment donc serait-il heureux s'il ne mettait son bonheur dans les créatures ? C'est pourquoi le bodhisattva fait son propre bonheur en mettant le bonheur dans autrui... Un jouisseur éprouve moins de satisfaction à jouir que le Compatissant n'en éprouve à prodiguer, l'esprit tout gonflé des trois bonheurs. » Nous atteignons ici l'essence du bouddhisme : la pitié par delà même la justice : « Pitié des misérables, s'écrie Asanga dans une splendide litanie, pitié des furieux, pitié des emportés, pitié des négligents, pitié des serviteurs de la matière, pitié de l'opiniâtreté dans l'erreur ! » ”
