Charles Schoebel

Résumé

Charles Schoebel Le Bouddha et le bouddhisme (1857)

On nous dit sans cesse que les grandes idées de religion et de morale sont innées en l'homme ; mais en parlant ainsi on ne fait pas attention qu'on confond et amalgame deux ordres de choses absolument distincts: l'ordre de la matière, et l'ordre de l'esprit, la vitalité et la vie, l'homme animal et l'homme intelligence. L'homme animal est une machine vivante comme les autres animaux, à cette différence près que la matière a reçu en lui une organisation supérieure et qui la rend capable de recevoir les choses de l'ordre surnaturel.
Source : Gallica

Charles Schoebel Le Bouddha et le bouddhisme (1857)

Jamais l'Inde n'acceptera la domination de l'étranger. Avec le régime du bouddhisme, ce résultat si important pour les destinées des Hindous n'aurait certes pas été obtenu. Le bouddhisme, en effet, sous la forme qu'il a revêtue depuis si longtemps et qui est sa forme finale, est jugé sans appel, puisqu'on peut justement le définir la religion bâtarde. Bâtard dans ses doctrines et bâtard dans ses pratiques, il a abâtardi le génie et abimé sans retour le tempérament de
tous les peuples qu'il s'est soumis.
Source : Gallica

Charles Schoebel Le Bouddha et le bouddhisme (1857)

Là le bouddhisme se trouva en face d'un mélange de religions et de cultes auquel le Çivaïsme, le naturalisme le plus dégradé, le culte des astres et celui des dragons, formaient une base hétéroclite s'il en fut jamais, et où cependant le bouddhisme n'aurait pas pu s'établir. En effet, dans ce panthéon ou pandémonium, tout le monde croyait à quelque chose de surnaturel, et adorait quelque Dieu, voire beaucoup de dieux, et les bouddhistes ne croyaient qu'à l'homme et n'adoraient rien.
Source : Gallica

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