Résumé

Léon de Milloué Le Bouddhisme dans le monde, origine… (1893)

Si la non-existence du monde visible et tangible avait été article de foi pour le Bouddha, il l'eût, incontestablement, étendue au corps humain, formé comme tout le reste de composés. Or, il nous dit que notre corps ne mérite pas qu'on s'y attache parce qu'il est sujet aux maladies, aux souffrances, à la vieillesse, à la mort et à la repoussante décomposition finale ; il le compare volontiers à un amas d'ordures, d'excréments ; il saisit toutes les occasions de rappeler à ses disciples le peu de cas qu'il faut faire des avantages corporels
Source : Gallica

Léon de Milloué Le Bouddhisme dans le monde, origine… (1893)

Quant aux actes vertueux, ils entraînent, sans distinction dans leur nature, la renaissance parmi les dieux des divers ordres, ou parmi les hommes, et, dans ce dernier cas, les avantages qu'ils l'ont obtenir sont : une vie longue, une bonne santé, une bonne mine, un rang élevé, la puissance, la richesse, le bonheur domestique ; mais il n'est pas question dans tout cela de parvenir à l'état de Bouddha, ni même d'Arhat ou do Çramana. Cette sorte d'uniformité banale dans les récompenses montre bien que ces vertus ne sont considérées que comme la monnaie courante des efforts exigés des fidèles.
Source : Gallica

Léon de Milloué Le Bouddhisme dans le monde, origine… (1893)

Mais n'oublions pas qu'il n'est jamais créateur.
Le Bouddha de second ordre, le Pratyéka, est aussi un saint, mais un saint égoïste. Reculant devant les fatigues de la prédication, il n'a voulu s'occuper que de son salut à lui ; aussi sa situation est bien inférieure ; il est délivré de l'obligation do renaître, il goûte le bonheur de Nirvâna, mais il n'est pas une Bénédiction pour le monde dont il n'a jamais ou aucun souci ; son âme conserve une légère enveloppe de passion que l'on appelle Corps Nirmânakâya.
Source : Gallica

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