Alfred Foucher

Résumé

Alfred Foucher La Vie du Bouddha

Et Svastika, ayant entendu la parole limpide et douce du Maître, content, transporté, ravi, l’âme joyeuse, prit une poignée d’herbe agréable au toucher, douce, fraîche et pure, et, debout devant lui, il lui dit d’un cœur joyeux : « S’il ne faut que des herbes pour obtenir le précieux séjour d’où la mort est absente, la paix suprême difficile à atteindre de l’Illumination, voie des antiques Bouddhas, attends un peu, ô grand océan de mérites à la gloire infinie, je m’en vais tout le premier connaître ce séjour précieux d’où est absente la mort ! »
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Alfred Foucher La Vie du Bouddha

Les plus beaux clairs de lune de l’Inde sont ceux du début de l’automne, quand dans le ciel lavé de ses poussières par les pluies l’astre des nuits répand plus de lumière que n’en connaissent à la même époque de l’année bien des jours brumeux de nos pays. Le roi Adjâtaçatrou, en compagnie de sa cour, prend le frais sur sa haute terrasse le soir de la pleine lune d’octobre-novembre. Voyant la nuit si pure et sentant sa conscience si troublée, il soupire et se demande de quel saint brahmane ou çramane il pourrait solliciter et obtenir que lui soit rendue la paix du cœur.
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Alfred Foucher La Vie du Bouddha

Le Bouddha ne tarde pas à remarquer son absence et le fait rappeler pour lui prodiguer d’affectueuses consolations : « Assez, Ânanda ; cesse de t’affliger et de gémir. N’ai-je pas pris la précaution de t’avertir qu’il faut se séparer ici-bas de tout ce qu’on aime. Comment admettre que ce qui est né ne meure pas ? C’est chose absolument impossible. Voilà longtemps, ô Ânanda, qu’en actes, en paroles et en pensées tu as été pour le Prédestiné le plus utile et affectionné des serviteurs. Tu as acquis de grands mérites ; encore un effort et tu parviendras à la sainteté. »
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