Résumé

Antoine de La Mazelière Moines et ascètes indiens, essai sur les caves d'Ajantâ et les couvents bouddhistes des Indes… (1898)

Le Nirvana, qui succède à la mort, n'est rien que le néant. Mais, pendant sa vie même, l'Arhat atteint le Nirvana moral; il s'affranchit de la passion et de l'effort, de la joie et de la souffrance, de la foi comme du doute, de l'espérance
comme du découragement, de l'amour et de la haine comme d'une sceptique indifférence.
Le Mahâyâna cherchait cette paix dans l'extase.
Tel ne fut pas l'enseignement de Gautama et de ses disciples. Missionnaires intrépides, ils traversaient l'Océan, les déserts et les montagnes, prêchaient leur foi à des peuples inconnus.
Source : Gallica

Antoine de La Mazelière Moines et ascètes indiens, essai sur les caves d'Ajantâ et les couvents bouddhistes des Indes… (1898)

A ces paroles, la courtisane éclatait en sanglots.
Elle tombait à genoux, en disant : Je cherche mon refuge dans le Bouddha, dans sa loi et dans son église. »
L'officiant reprenait : « Souviens-toi que c'est un péché de regarder un joli visage ou de tirer vanité du sien. Malheur à qui voit avec plaisir des yeux peints, un cou gracieux, des dents pareilles à des perles ou même un objet d'une forme heureuse, une étoffe d'une couleur éclatante. Pour avoir péché de cette manière, le roi Bimbisâra mourut et renaquit comme un esclave dans le harem de son ennemi. »
Source : Gallica

Antoine de La Mazelière Moines et ascètes indiens, essai sur les caves d'Ajantâ et les couvents bouddhistes des Indes… (1898)

« Si nous tuons cet homme, pensait-il, nous ne pourrons plus rien pour son âme. Lui laisser la vie, c'est nous laisser le moyen de le convertir. » Il prit de l'argent et le remit au voleur en disant : » Porte cette offrande au Bouddha, et puisses-tu obtenir la rémission de tes péchés. »
Touché par cette clémence, le coupable s'agenouilla devant le stûpa et fit cette prière : Il Maître, plein de pitié, tu as disparu dans le Nirvana. Cependant ta miséricorde ne m'a pas abandonné. Je prendrai le manteau des mendiants et je te servirai comme l'un de tes religieux. »
Source : Gallica

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