Antoine de La Mazelière, Moines et ascètes indiens, essai sur les caves d'Ajantâ et les couvents bouddhistes des Indes… (1898)
“ Le Nirvana, qui succède à la mort, n'est rien que le néant. Mais, pendant sa vie même, l'Arhat atteint le Nirvana moral; il s'affranchit de la passion et de l'effort, de la joie et de la souffrance, de la foi comme du doute, de l'espérance comme du découragement, de l'amour et de la haine comme d'une sceptique indifférence. Le Mahâyâna cherchait cette paix dans l'extase. Tel ne fut pas l'enseignement de Gautama et de ses disciples. Missionnaires intrépides, ils traversaient l'Océan, les déserts et les montagnes, prêchaient leur foi à des peuples inconnus. ”
