Panthéisme

Définition et enjeux

Émile Saisset,  Revue des Deux Mondes

“ Vous dites vrai, il l’est de profession, de doctrine, de parole, de cœur, il l’est de toutes les manières dont on peut l’être. S’il y a des historiens de la philosophie qui aient vu en lui un panthéiste déguisé, je les abandonne à vos railleries. Je conviens que trouver le panthéisme dans saint Anselme, c’est le trouver dans saint Augustin et dans Platon, dans saint Paul et dans l’Evangile ; c’est avoir les yeux affectés de cette maladie très connue qui fait trouver le panthéisme où il n’est pas et même où le contraire est clairement. ”
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A. Lèbre,  Revue des Deux Mondes

“ Il n’y a entre le christianisme et le panthéisme devant la pensée qu’une seule différence : l’un distingue, sans les désunir, le créateur de la créature, et maintient sa personnalité ; l’autre abîme Dieu dans l’univers et le disperse dans l’infinie multitude des êtres. Du reste, ils se ressemblent à s’y méprendre. Cela s’explique : le panthéisme, qui adore Dieu dans la nature et l’humanité, retrouve en elles du moins ses traits empreints, et possède ainsi son image. ”
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Émile Saisset,  Revue des Deux Mondes

“ Toute philosophie qui veut sonder la nature de Dieu est frappée de vertige ; elle se trouble, se confond dans ses propres pensées, et finit par se précipiter dans le panthéisme. Un Dieu séparé du monde, un Dieu qui se suffit à soi-même, un Dieu créateur et providence, tout cela n’est que scandale pour l’humaine raison. Le panthéisme, voilà le terme inévitable où une philosophie qui oublie sa faiblesse aboutit nécessairement. ”
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