A. Lèbre, Revue des Deux Mondes
“ Le fini change sans cesse ; l’infini dans le fini se métamorphose continuellement ; ce qui seul subsiste sans changer, c’est donc l’infini en tant qu’infini. Mais, dans ce système, ce n’est rien de réel, ce n’est qu’une vaine abstraction, qu’un néant. C’est là le triste secret qu’enfin je découvre. C’est là le deuil que l’univers s’efforce de déguiser sous toutes ses brillantes parures. C’est du néant que tout sort ; c’est en lui que tout s’abîme ; son affreuse nuit enveloppe tout. Il est le commencement et la fin, et son morne silence me répond à la place de Dieu. ”
