Résumé

A. Lèbre Revue des Deux Mondes

Le fini change sans cesse ; l’infini dans le fini se métamorphose continuellement ; ce qui seul subsiste sans changer, c’est donc l’infini en tant qu’infini. Mais, dans ce système, ce n’est rien de réel, ce n’est qu’une vaine abstraction, qu’un néant. C’est là le triste secret qu’enfin je découvre. C’est là le deuil que l’univers s’efforce de déguiser sous toutes ses brillantes parures. C’est du néant que tout sort ; c’est en lui que tout s’abîme ; son affreuse nuit enveloppe tout. Il est le commencement et la fin, et son morne silence me répond à la place de Dieu.
Source : Wikisource

A. Lèbre Revue des Deux Mondes

L’esprit humain est ainsi arrivé depuis Descartes, de système en système, au panthéisme de Hégel. Avec la raison seule, impossible de ne pas arriver là, impossible d’aller plus loin. C’est la forme la plus achevée et la plus savante de la philosophie logique. La raison y est tout : Dieu n’est qu’elle. Le concret, le déterminé, l’individuel n’est donc que phénomène transitoire, éphémère apparence qui se montre pour s’évanouir aussitôt sans retour, car l’universel seul est, seul subsiste. Cette destruction incessante est la fête que se donne ce Dieu logique, impassible ennemi du monde.
Source : Wikisource

A. Lèbre Revue des Deux Mondes

Un choix d’ailleurs suppose une exclusion, et ne se conçoit que chez un être fini. Un choix suppose une époque, et ne se conçoit que dans le temps. On ne peut le comprendre dans l’être éternel et infini. Cet être n’a qu’une volonté unique, permanente, toujours la même. Nous sommes encore ici dans l’ordre de la volonté, toutefois aussi dans l’ordre éternel. Or, ce qui est éternel, immuable, nous apparaît comme nécessaire : la liberté, en Dieu, se transforme donc en nécessité ; mais la nécessité, en Dieu, ne lui est imposée que par lui-même, elle est donc absolue liberté.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature