Émile Saisset

Résumé

Émile Saisset,  Revue des Deux Mondes (1859)

“ Dieu n'est-il pas le bien, le bien fécond et créateur? Il produit le monde, et voilà son œuvre éternelle. Or pourquoi le produit-il? parce que le monde est bon, parce qu'il exprime la vérité, la beauté, l'harmonie, la félicité divines. Je veux donc imiter Dieu; je veux aimer la vérité, la beauté, l'ordre et l'harmonie, je veux tendre à la plus haute félicité. Je veux aimer toutes les créatures de Dieu, et je les aimerai d'autant plus qu'elles exprimeront davantage ses perfections. Quoi de plus doux que d'aimer, et qu'il est aisé surtout à l'homme d'aimer les hommes ! ”
Source : Gallica

Émile Saisset,  Revue des Deux Mondes

“ C’est une véritable cause, une cause intelligente, libre, agissant selon un conseil éternel; c’est l’être tout parfait concentrant en sa mystérieuse unité l’intelligence, la sagesse, la liberté, la justice, la bonté, en un mot toutes les perfections morales.
Si Dieu est par essence un principe d’intelligence, d’harmonie et de bonté, le mystère de l’origine des choses s’éclaircit. L’univers n’est plus l’ouvrage du hasard ou de la nécessité. Il est un acte d’amour, un rayonnement de la pensée de Dieu, une expression vivante de ses perfections.
”
Source : Wikisource

Émile Saisset,  Revue des Deux Mondes

“ Le fini s’évanouit devant son immensité, et, comparés à Dieu, ces innombrables mondes semés dans l’espace, et ces autres créatures d’élite qui valent mieux que tous les mondes, ces légions d’intelligences qui s’échelonnent entre l’homme et Dieu, tout cela, devant l’être infini et parfait, est comme s’il n’était pas. Pour que la création devienne digne de lui, il faut qu’elle soit infinie. Et il n’y a qu’un moyen pour cela, c’est que Dieu y mette quelque chose de lui, c’est qu’il y fasse descendre son verbe, c’est en un mot que le verbe se fasse chair. ”
Source : Wikisource

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