Résumé

Joseph Fabre La Pensée moderne (de Luther à Leibniz… (1908)

Quand Epictète et Marc-Aurèle s'écriaient : « Tout ce qui t'accommode m'accommode, ô monde ! » ils devànçaient Spinosa. Comme eux, il enseigne à se détacher de tout et à acquiescer à tout, non avec trouble et chagrin, mais avec sérénité et allégresse. Volontiers dirait-il avec Pascal : « Ceux qui croient que le bien de l'homme est en la chair, et le mal en ce qui le détourne des plaisirs des sens, qu'ils s'en soûlent et qu'ils y meurent. Mais que ceux qui cherchent Dieu de tout leur cœur, qui n'ont de désir que pour le posséder, que ceux-là se consolent ! »
Source : Gallica

Joseph Fabre La Pensée moderne (de Luther à Leibniz… (1908)

Est-il rien de plus mal fondé que cet orgueil qui ne repose sur aucun mérite réel, mais sur l'usurpation d'une gloire dont on croit que ceux qui s'en attribuent le plus en ont le plus?
On se prévaut sottement de choses non dignes de louanges, ou même dignes de blâme ; on tâche d'abaisser les autres hommes pour se faire valoir; et ainsi il arrive que les orgueilleux ont l'âme constamment agitée de haine, d'envie, de jalousie et de colère. L'orgueil est la grande source des méchancetés et des crimes.
Parmi tous les genres d'orguêil, l'orgueil du pouvoir est le plus malfaisant.
Source : Gallica

Joseph Fabre La Pensée moderne (de Luther à Leibniz… (1908)

En amour on oublie sa fortune, ses parents, ses amis. Il y a une plénitude de passion; il ne saurait y avoir un commencement de réflexion. Cet attachement à ce que l'on aime fait naître des qualités qu'on n'avait pas auparavant. On s'élève et on devient toute grandeur. Les gens de cour sont mieux reçus en amour que ceux qui mènent une vie dont l'uniformité n'a rien qui frappe. La vie de tempête surprend, frappe et pénètre. L'amour donne de l'esprit. Il faut plaire; et l'on plaît. Tant plus le chemin est long en amour, tant plus un esprit délicat sent de plaisir.
Source : Gallica

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