Georges Pellissier

Résumé

Georges Pellissier Voltaire Philosophe

MORALE Après avoir démontré l’existence d’un être suprême dans le second chapitre de son Traité de Métaphysique, Voltaire déclare qu’« il semble naturel de rechercher ensuite quelle relation il y a entre Dieu et nous, de voir si Dieu a établi des lois pour les êtres pensants..., d’examiner s’il y a une morale et ce qu’elle peut être, s’il y a une religion instituée par Dieu même ». Pourtant, ces questions « d’une importance à qui tout cède », il en diffère l’étude ; elles seront mieux à leur place, dit-il, « quand nous considérerons l’homme comme un animal sociable » (XXXVII, 298) .
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Georges Pellissier Voltaire Philosophe

À vrai dire, rien n’est si faux que les déclamations des prêtres contre la nature humaine. Et rien n’est si funeste : car elles découragent l’effort et paralysent l’énergie. Il vaudrait mieux exagérer dans l’autre sens. Montrons du moins à l’homme de quoi il est capable, pour exalter sa vertu [102] .
La religion catholique, avons-nous dit, relève l’homme par la grâce divine ; mais combien d’hommes l’obtiennent, cette grâce que nul ne peut mériter ? Religion inhumaine, le catholicisme voue aux flammes éternelles presque toutes les créatures de Dieu.
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Georges Pellissier Voltaire Philosophe

Autre chose est d’aimer la patrie, autre chose d’aimer les biens qu’elle procure.
Enfin le patriotisme, chez beaucoup, consiste essentiellement dans la haine. Haïr tous les pays, sauf le sien, voilà pour eux ce qui caractérise un patriote. Veut-on que sa patrie ne devienne ni plus grande ni plus riche au détriment des peuples voisins ? Alors on est un citoyen de l’univers. Mais le nom de patriote s’applique à ceux qui n’aiment leur nation qu’en détestant toutes les nations étrangères [82] .
Lorsqu’il critique l’idée de patrie, Voltaire fait son métier de philosophe.
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