Paul Hazard,
La pensée européenne au XVIIIe siècle de Montesquieu à Lessing…
(1946)
“ En ce temps-là, « la littérature est une décoration de la vie, elle est une des jouissances dont se compose le bonheur, fin de notre nature : le plaisir est la suprême loi » 1. La littérature du plaisir pouvait être aussi bien les poèmes érotiques, les contes grivois, les romans obscènes. Mais quelquefois, elle arrivait à saisir la grâce, et c'était alors sa suprême réussite. Non pas une grâce spontanée, et comme innocente, ignorante de son charme; mais toute savante qu'elle était, sa qualité restait si délicate et si fine que le secret s'en est perdu. ”
