Châtiment corporel

Définition et enjeux

Portrait de André Léo André Léo L’Institutrice

En pareille occurrence, la sagesse des nations n’a qu’une voix : punir ! c’est-à-dire dompter par le châtiment et la peur l’esprit rebelle, démontrer la beauté de la science par l’horreur des coups. La suppression des punitions corporelles, n’a pas été un changement de système, mais un simple changement d’application. On a cessé de frapper le corps pour frapper l’esprit. En quoi le châtiment corporel est-il plus humiliant que le châtiment de la volonté ?
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Portrait de Émile Durkheim Émile Durkheim De la division du travail social

La réparation du dommage causé a tout l’air d’être assimilée au châtiment du meurtre et d’être regardée comme une application de la loi du talion.
Il est vrai qu’il y a un certain nombre de préceptes dont la sanction n’est pas spécialement indiquée ; mais nous savons déjà qu’elle est certainement pénale. La nature des expressions employées suffit à le prouver. D’ailleurs, la tradition nous apprend qu’un châtiment corporel était infligé à quiconque violait un précepte négatif, quand la loi n’énonçait pas formellement de peine [9] .
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Paul Cuche Traité de science et de législation pénitentiaires (1905)

L'institution des châtiments corporels se heurte d'abord, dans notre pays, à cette répugnance générale, à cet effroi que nous inspire toute souffrance même salutaire et qui est une des causes de l'adoucissement de la pénalité pendant le cours du XIXe siècle, voire même de la faillite complète de certaines peines, comme la transportation. Cette objection d'ordre sentimental est fortifiée par l'intervention, d'ailleurs malencontreuse, d'une objection d'ordre moral. Le châtiment corporel serait une atteinte à la dignité humaine et dégraderait l'enfant à ses propres yeux.
Source : Gallica

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