Martial-H.-J. Guillemon, L'Homme sans asile, par M. Guillemon (1845)
“ Permettez-moi d'exposer devant vous toute ma pensée sur cette grande institution de la peine de mort, en parlant comme si j'étais seul. Le criminel est un être qui s'isole, qui se soustrait à l'autorité générale, qui devient rebelle à la providence sociale, qui refuse les conditions de son existence. Celui qui se détermine au crime, au moment où il prend sa fatale résolution, accomplit sur soi-même une sorte de suicide, il tue en soi l'être social, l'être humain. La société, ne sachant que faire de ce qui reste, le supprime. ”
