Résumé

Portrait de José Güell y Renté José Güell y Renté Les Deux folies, par D. José Güell y Renté (1879)

Joseph, as-tu conservé quelqu'une de mes lettres ? lui demanda-t-elle ; as-tu dans tes papiers quelque chose d'écrit sur moi ?
– Non, lui répondit Grimm, j'ai brûlé toutes tes lettreses ; et si demain la mort venait subitement me surprendre, on n'y trouverai pas même ton portrait.
– Ecoute, Joseph, lui dit Clara d'un ton grave, tu m'aimes de toute ton âmee ; personne au monde ne peut m'aimer plus que toi ; c'est impossiblee ; mais, tu le sens aussi, tôt ou tard
cet amour sera ma perte, et toi tu ne voudrais ni me perdre ni faire le malheur de Marie et de Nervins.
Source : Gallica

Portrait de José Güell y Renté José Güell y Renté Les Deux folies, par D. José Güell y Renté (1879)

Joseph persistait dans son indifférence. Tant mieux pour ce qui te regarde, répondit-il à Nervins, pour moi, j'ai perdu l'ambition, je n'ai plus d'illusions, et rien ne me sourit.
Clara lui jeta un regard terrible ; Joseph lui rendit un sourire mélancolique, en portant à ses lèvres un verre de vin de madère qu'il avait devant lui.
– Qu'il est beau d'avoir beaucoup d'argent pour faire beaucoup de bien, dit Marie, en frappant doucement sur la main de Joseph !
– Ce doit être très beauu ; pour moi, malgré tout le bien que j'ai fait, l'argent ne m'a donne encore aucun plaisir.
Source : Gallica

Portrait de José Güell y Renté José Güell y Renté Les Deux folies, par D. José Güell y Renté (1879)

La noble dame, poussée par un sentiment de pitié, revint à deux heureses ; notre fou, comme s'il avait sa saine raison, voulant se cacher du médecin, porta les mains à ses lèvres, et le rouge colora ses joues que le mal avait pâlies.
Madame Nervins comprit son mouvement et fixa sur lui des regards de pitiéé ; le fou répéta le mouvement avec la candeur d'un enfant.
Le docteur observait son malade, avec une satisfaction profonde. Depuis six mois, la science travaillait en vain pour faire vibrer l'âme de cet infortuné, et il semblait, depuis deux jours, que Dieu préparât sa guérison.
Source : Gallica

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