Alfred Péon

Résumé

Alfred Péon De la mélancolie avec délire (1874)

Nous définirons donc la mélancolie : un état de tristesse et de crainte avec délire partiel de même nature, plus ou moins apparent ; souvent accidenté d'accès de réaction maniaque de courte durée.
La mélancolie, comme toute espèce de folie, a son siège dans le cerveau. C'était déjà l'idée du père de la médecine qui dit, en parlant du cerveau : « C'est par là que nous pensons, comprenons, voyons, entendons... C'est encore par là que nous sommes fous, que nous délirons, que des craintes ou des terreurs nous assiègent, soit la nuit, soit après la venue du jour. »
Source : Gallica

Alfred Péon De la mélancolie avec délire (1874)

Combien de fois n'a-t-on pas vu des personnes dont le moral s'est ressenti jusque dans l'âge mûr et au delà, de la secousse produite dans leur enfance par la vue d'une scène de violence !
Combien de fois une jeune fille d'éducation soignée, qui a vécu sous le regard vigilant de parents et de maîtresses attentifs à éloigner d'elle tout ce qui pouvait souiller la pureté de ses pensées, aussi bien que celle de son corps, n'étonne-t-elle pas par les propos et les actes les plus indécents, sous l'influence d'une affection nerveuse !
Source : Gallica

Alfred Péon De la mélancolie avec délire (1874)

Si la perpétration des crimes, et en particulier du suicide, augmente de fréquence en raison du développement et de la propagation plus grande de l'instruction, on doit moins en attribuer la cause à l'instruction qu'à la mauvaise direction qui lui est imprimée.
Qui ne voit que les connaissances diverses, soit dans les lettres, soit dans les sciences, inculquées à la jeunesse, sont souvent pour elle un écueil plutôt qu'un préservatif, si le maître ne s'efforce de former le coeur de son élève, en même temps qu'il cherche à orner son esprit?
Source : Gallica

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