Victor Segalen,
Les Immémoriaux
“ La houle afflue sur la hanche gauche, et son rythme lourd traverse les petites lames filles du grand vent régnant. La houle est un bon guide quand on reconnaît, à l’aube, l’allure à tenir pour la couper toujours de même et garder son chemin. Ainsi Paofaï. Alors seulement il daigne dormir. Un autre prend en main la pagaie maîtresse qui règle la dérive. Qu’il s’applique à ne pas quitter la route sur les flots fuyants ! ⁂ Durant des journées pleines, et des nuits, et des jours, et d’autres nuits encore, rien ne change : ni le ciel, ni les eaux, ni le maraámu. ”
