Résumé

Portrait de George Sand George Sand,  Revue des Deux Mondes

“ J’ai perdu la science ; je l’ai perdue avec joie, car l’amour est plus grand que la science ; et ton âme est l’univers où je veux vivre, l’infini où je veux me plonger. La sagesse te parle de travaux et de devoirs, la sagesse te parle de la sagesse ; tu n’as pas besoin de sagesse, si tu as l’amour. Ô Hélène ! l’amour est la suprême sagesse ; la vertu est dans l’amour, et le cœur le plus vertueux est celui qui aime le plus. Fille de la lyre, n’écoute que moi ; je suis une mélodie vivante, je suis un feu dévorant. Chantons et brûlons ensemble ; soyons un autel où la flamme alimente la flamme ”
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Portrait de George Sand George Sand,  Revue des Deux Mondes

“ CHŒUR DES ESPRITS CÉLESTES. Arrête, Satan ! tu ne peux rien sur celui qui tire sa sagesse de la foi et de la charité ; sa main a brisé les six cordes de la lyre, mais sa main était pure, et le chant de la septième corde l’a sauvé. Désormais, son âme sera une lyre dont toutes les cordes résonneront à la fois, et dont le cantique montera vers Dieu sur les ailes de l’espérance et de la joie : il a aimé. Gloire à Dieu dans les cieux !
L’ESPRIT D’HÉLÈNE. Et paix sur la terre aux hommes d’un cœur pur ! (Méphistophélès s’envole en rasant la terre, les esprits célestes disparaissent dans les cieux.)
”
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Portrait de George Sand George Sand,  Revue des Deux Mondes

“ HÉLÈNE, touchant la lyre. Réponds-moi, ô Esprit ! ô toi que j’aime et qui parles la langue de mon esprit ! Notre amour sera-t-il éternel, et la mort ne rompra-t-elle point notre hyménée ? Ce n’est pas dans le rayon du soleil, ce n’est pas dans le calice des roses ni dans le sein des colombes que je puis éteindre l’amour qui me consume ; je le sens monter vers l’infini avec une ardeur dévorante. Je ne puis t’aimer que dans l’infini ; parle-moi de l’infini et de l’éternité, si tu ne veux que la dernière corde de mon âme se brise. ”
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