Mattea

Définition et enjeux

Portrait de George Sand George Sand,  Nouvelles

“ Voyons, Spada, pourquoi ne me parlez-vous pas d’elle comme à l’ordinaire ? Il me semble que vous avez quelque chagrin, et je gagerais que c’est à propos de Mattea ; car, chaque fois que je prononce son nom, vous froncez le sourcil comme un homme qui souffre. Voyons, voyons ; contez-moi cela. Je suis l’amie de votre petite famille ; j’aime Mattea de tout mon cœur, c’est ma filleule ; j’en suis fière. Je serais bien fâchée qu’elle fût pour vous un sujet de contrariété, et vous savez que j’ai droit de la morigéner. Aurait-elle une amourette ? refuserait-elle d’épouser son cousin Checo ? ”
Source : Wikisource

Portrait de George Sand George Sand,  Nouvelles (1861)

“ La princesse jeta un cri en reconnaissant en effet Mattea, mais si grande, si forte, si brune et si belle sous ce déguisement, qu’elle lui causait la douce illusion d’un jeune homme charmant à ses pieds.
— Je te pardonnerai, à toi, lui dit-elle en l’embrassant ; mais que ce misérable Zacharias, Timothée, ou comme on voudra l’appeler, ne se présente jamais devant moi.
— Hélas ! chère marraine, il n’oserait, dit Mattea ; il est resté dans le port sur un vaisseau qui nous appartient et qui apporte à Venise une belle cargaison de soie blanche.
”
Source : Wikisource

Camille Henry,  Le roman d'une femme laide (1861)

“ Mattea dut rebrousser chemin. La jeune fille se précipita à sa rencontre.
« Ah! petite tante, si vous saviez!. » dit-elle d'un accent tristement ému ; puis, retenue par la présence de sa belle-sœur, elle s'arrêta; mais des larmes jaillirent de ses yeux.
Il y avait dans le cœur si bon, si désintéressé de Mattea quelque chose de plus fort que sa douleur, de plus fort que tout au monde, c'était l'aspect de la douleur d'autrui.
”
Source : Gallica

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