Camille Henry

Élements biographiques

Camille Henry,  Le roman d'une femme laide (1861)

“ « La comtesse disait l'autre jour : Mattea doit être un fort mauvais confesseur, car elle aime tant cette enfant qu'elle ne voit pas ses défauts et excuse toutes ses fautes.
» — Ses défauts? reprit Mattea, est-ce qu'elle en a?
des fautes? est-ce qu'elle en commet? Oh! non, non ; c'est une naïve et adorable enfant, qui ignore le mal et le repousserait si elle le connaissait. L'homme qui l'aura pour femme sera bien heureux, je vous assure. »
Comme Mattea achevait ces mots, elle entrait dans son jardin, et tendait la main en signe d'adieu à Léonel.
”
Source : Gallica

Camille Henry,  Une nouvelle Madeleine (1862)

“ « Je vous ai obéi, Eva, vous le voyez.
— En tout?
— En tout; vraiment ; la dernière partie seule m'a coûté : me récompenserez-vous,... me soutiendrezvous du moins, veux-je dire, par un peu d'amitié?
— Je vous le promets, dis-je, plus émue que je ne voulais.
— Quand vous verrai-je maintenant? dit-il.
— Vous me trouverez presqu'à toute heure chez moi, répondis-je; mais la causerie sera désormais difficile entre nous.
- Milio ne va-t-il pas au cercle après le dîner?
— Milio ne me quitte jamais, » répondi-je avec un accent qui fit relever la tête à mon beau-frère.
”
Source : Gallica

Camille Henry,  Le roman d'une femme laide (1861)

“ Et le cœur de Diane se fondit en ce moment en une tendresse de mère et d'amanle à la fois.
Quelle femme était donc cette comtesse de Casteldor?
Je vous l'ai dit: belle, blonde, svelte, remplie d'esprit, d'humeur et de caractère égal.
Mais au moral?. son cœur enfin?
Son cœur, je ne l'ai jamais bien connu.
Qui, du reste, a jamais connu dans tous ses replis et dans toutes ses profondeurs un cœur de femme?.
On n'en dira jamais assez de bien comme aussi
on n'en dira jamais assez de mal.
”
Source : Gallica

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