Camille Henry

Résumé

Camille Henry Le roman d'une femme laide (1861)

« La comtesse disait l'autre jour : Mattea doit être un fort mauvais confesseur, car elle aime tant cette enfant qu'elle ne voit pas ses défauts et excuse toutes ses fautes.
» — Ses défauts? reprit Mattea, est-ce qu'elle en a?
des fautes? est-ce qu'elle en commet? Oh! non, non ; c'est une naïve et adorable enfant, qui ignore le mal et le repousserait si elle le connaissait. L'homme qui l'aura pour femme sera bien heureux, je vous assure. »
Comme Mattea achevait ces mots, elle entrait dans son jardin, et tendait la main en signe d'adieu à Léonel.
Source : Gallica

Camille Henry Le roman d'une femme laide (1861)

Et le cœur de Diane se fondit en ce moment en une tendresse de mère et d'amanle à la fois.
Quelle femme était donc cette comtesse de Casteldor?
Je vous l'ai dit: belle, blonde, svelte, remplie d'esprit, d'humeur et de caractère égal.
Mais au moral?. son cœur enfin?
Son cœur, je ne l'ai jamais bien connu.
Qui, du reste, a jamais connu dans tous ses replis et dans toutes ses profondeurs un cœur de femme?.
On n'en dira jamais assez de bien comme aussi
on n'en dira jamais assez de mal.
Source : Gallica

Camille Henry Le roman d'une femme laide (1861)

« C'était lui pourtant qui les avait disposées : elles sont fanées, mais non mortes. Umberto, qu'il en soit de même de ton amour ; s'il a diminué, il n'est pas mort, n'est-ce pas? » En se parlant ainsi et à haute voix, la pauvre femme était tellement absorbée par sa douleur qu'elle n'avait point enlendu marcher dans la pièce voisine, ni vu la porte du boudoir s'ouvrir depuis quelques instants déjà. Elle sentit tout d'un coup deux bras qui l'enlaçaient, la relevaient, et enfin elle vit Umberto qui la pressait sur son cœur et étouffait
de ses lèvres le petit cri qu'elle allait pousser.
Source : Gallica

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