Camille Fillyères, Le Dernier des Sablonin, par Camille Fillyères… (1883)
“ Les derniers mots de la duchesse éclairèrent son cœur de mère en le déchirant : le bonheur de son fils, son avenir, ses projets, tout était détruit. Elle cacha son visage dans ses mains et éclata en sanglots. — Oui. pleurez ! pleurez sur votre fils, continua Mme de Merckleim : nos enfants mourront peutêtre de chagrin et vous voulez que je lui pardonne !. Jamais !. Anaïs, les joues sillonnées de larmes, se leva et fit quelques pas vers ceile qui s'obstinait dans sa haine: — Oh madame ! fit-elle avec l'accent de la dignité chrétienne, qu'osez-vous dire ? La mort ne doit-elle pas tout effacer ? ”
