Résumé

Camille Fillyères Le Dernier des Sablonin, par Camille Fillyères… (1883)

Les derniers mots de la duchesse éclairèrent son cœur de mère en le déchirant : le bonheur de son fils, son avenir, ses projets, tout était détruit. Elle cacha son visage dans ses mains et éclata en sanglots.
— Oui. pleurez ! pleurez sur votre fils, continua Mme de Merckleim : nos enfants mourront peutêtre de chagrin et vous voulez que je lui pardonne !. Jamais !.
Anaïs, les joues sillonnées de larmes, se leva et fit quelques pas vers ceile qui s'obstinait dans sa haine: — Oh madame ! fit-elle avec l'accent de la dignité chrétienne, qu'osez-vous dire ? La mort ne doit-elle pas tout effacer ?
Source : Gallica

Camille Fillyères Le Dernier des Sablonin, par Camille Fillyères… (1883)

Alors, reprenait-elle avec un accent de désespoir, pourquoi cet effroi sur son visage? Pourquoi ce cri, cet évanouissement ! Sans nul doute il m'a reconnue!. C'est Louis. ce sont ses yeux lançant des éclairs ! c'est sa bouche pincée ! Oh ! le misérable !. Il voudrait peut-être implorer mon pardon ! moi, lui pardonner? à lui ? jamais !. Et ma fille ! pauvre enfant, dont l'avenir est brisé ! Cet homme fait le malheur d'Octavie. je le hais ! je l'exècre !
Des cris de colère s'échappèrent de sa bouche, un torrent de larmes brûlantes jaillit de nouveau de ses yeux.
Source : Gallica

Camille Fillyères Le Dernier des Sablonin, par Camille Fillyères… (1883)

Huit jours, c'est un siècle quand on attend : ce n'est qu'un instant dans la vie, quand le cœur a tout ce qu'il désire. Paul-Emile ne les trouva pas longs, quoiqu'il fût bien intrigué. Pourquoi le général ne lui avait-il encore rien dit? Qu'avait donc à lui révéler la duchesse, dans cet entretien mystérieux qui devait fixer sa destinée?
Octavie, dans cette intimité de tous les jours, lui paraissait de plus en plus digne d'être aimée, et à chaque visite, il sortait de l'hôtel de Merckleim plus épris de la jeune fille.
Source : Gallica

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