M. Maryan

M. Maryan

Résumé

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  La faute du père (1886)

“ « Je suis étonné que vous m'ayez reconnu, Lidwine, » dit M. Haags d'un ton mélancolique. « J'ai souffert et lutté dans ma vie, et même le succès me coûte cher : je ne l'obtiens qu'au prix de veilles et de travaux surhumains. »
Mlle Van Deering secoua la tête.
« Votre figure n'est point de celles qu'on oublie, Reuben. Et cependant voici de longues, bien longues années que je ne vous avais vu! Ne m'amènerez-vous donc jamais ma chère filleule?
— Lia est à Bruges, Lidwine.
— Lia est à Bruges ! » répéta Mlle Van Deering avec une émotion profonde.
”
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  La faute du père (1886)

“ Mlle Lidwine demeura frappée de surprise. Mais déjà Lia avait repris avec plus de calme : « J'ai peu de foi au bonheur, ma tante, et j'ai une tâche à remplir près de mon père. Si Dieu daignait se servir de moi pour l'amener à notre religion !. »
Mlle Van Deering tressaillit.
« Quoi! as-tu quelque espoir, Lia?
— Aucun espoir humain. Mais Dieu a bien des manières d'appeler à lui l'âme qui lutte, et d'éclairer celle qui est dans les ténèbres. »
Son regard, vaguement fixé devant elle, semblait entrevoir quelque événement mystérieux. La béguine se sentit saisie d'un respect involontaire.
”
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan,  La faute du père (1886)

“ On parle de M. Haags comme d'un homme sans scrupules, qui n'a pas reculé devant des affaires véreuses.
— J'ai rencontré chez lui des hommes dont la présence est un brevet d'honneur! » répliqua vivement Maxime.
« Moi, j'ai entendu aussi parler de M. Haags. Il a des amis, et pas seulement des envieux et des calomniateurs. »
Antoine sourit.
« Vous êtes jeune, Maxime. Il est beau de ne pas croire au mal, mais ce n'est pas toujours sage.
— Et vous, vous devenez chaque jour plus sceptique ! »
s'écria Maxime d'un ton légèrement froissé. « Prenez garde, c'est là aussi un écueil ! »
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature