Henri Ardel,
Cœur de sceptique
“ Il n’a pas agi loyalement envers moi ! Oh ! que c’est mal ! murmura-t-elle avec passion, d’un insensible mouvement des lèvres. Il lui venait une soif de s’enfuir, d’aller se réfugier dans sa chambre, de cacher son visage dans l’oreiller, et puis de pleurer jusqu’au moment où elle n’aurait plus de larmes, de s’abandonner à cette détresse qui s’emparait d’elle, l’accablant d’une affreuse sensation de vide. — Comme vous êtes silencieuse, miss Lilian, fit la jeune femme, qui, du même geste distrait, continuait d’agiter son éventail. Elle se raidit contre le chagrin qui lui étreignait le cœur. ”
