Henri Ardel,
Le rêve de Suzy
(1914)
“ Je dois accompagner lady Graham à Cannes ! je crois que c’est mon devoir !En dépit de ses efforts, sous les cils baissés, deux larmes glissèrent encore.Alors un grand souffle d’émotion s’éleva dans l’âme d’André, emportant en une minute, ses résolutions de silence, son austère sagesse, ainsi qu’un vent de tempête balaie des feuilles mortes, dans un tourbillon.La voix frémissante, il dit presque bas, comme effrayé de son audace :— Si vous le vouliez, mademoiselle Suzy, il est un moyen que vous restiez.— Un moyen ? oh ! dites, dites ! fit-elle passionnément. ”
