Henri Ardel,
L'été de Guillemette
(1908)
“ Elle est timide, douce, savante et scrupuleuse jusqu’à la minutie dans le souci de son devoir.— Ah ! Guillemette, pourquoi vous moquez-vous de moi ?— Ma petite M’selle, je ne me moque pas du tout, je constate ! réplique Guillemette avec un sourire d’amitié à la jeune institutrice qui, son aînée de plus de dix ans, lui donne souvent l’impression d’une créature à protéger.— Aimez-vous l’été ? vous ? M’selle.— Oh ! non ! je ne l’aime pas ! laisse échapper Mademoiselle, avec une telle conviction que les prunelles de Guillemette la contemplent, surprises. ”
