Henri Ardel,
Il faut marier Jean
“ Hélène a fini de lire. Les idées, dans son cerveau, tourbillonnent en une sarabande folle. Elle ne peut encore croire qu’elle a bien compris cette lettre stupéfiante. Elle la recommence une fois, deux fois, trois fois... Vraiment non, il ne se moque pas d’elle, quand il lui offre sa collaboration...Et soudain, alors, une double impression fait sourdre en elle une joie éperdue, encore bien plus intense que le jour où Dubore lui a annoncé son premier succès : l’intuition que son humble plume de femme peut assurer son indépendance et, ainsi, la rendre, selon le monde, moins indigne de Jean... ”
