Jean Dufourt,
Marielle : roman d'une lyonnaise
(1952)
“ De nouveau, le silence s'était établi entre eux... le silence des âmes qui s'éloignent l'une de l'autre. Marielle ne le regardait plus. A chaque bouchée, elle buvait un peu de vin. S'il l'interrogeait, elle ne lui répondrait plus. Elle ne pouvait, elle ne voulait plus souffrir. Pourquoi aurait-elle encore souffert?... Plus d'amitié, d'estime, de compassion, de charité. Plus d'amour, mais les ressentiments de l'amour. Une ironie sombre, cent fois plus cruelle que le plus cruel reproche, une ironie qui brûlait et glaçait le cœur tour à tour... de la fièvre et de la mort... ”
