Résumé

Portrait de Henri Ardel Henri Ardel Le chemin qui descend

Vous devez trouver, madame, que j'abuse du temps de Mlle Suzore.
Claude est d'âge à juger par elle-même des loisirs dont elle peut disposer pour vous.
Elle s'arrêta un peu; son regard était pensif. Une seconde, il enveloppa la petite table à thé, soigneusement dressée, les violettes qui n'étaient pas dans le studio lorsqu'elle était sortie; le visage de Claude dont elle connaissait trop bien toutes les expressions pour n'être pas frappée de son indéfinissable éclat, du regard songeur des yeux, du pli étrange des lèvres qui semblaient résolument closes sur quelque secret.
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Portrait de Henri Ardel Henri Ardel Le chemin qui descend

Oui, Claude, ma chère, c’est fini le bon temps de la liberté ! De nouveau, vous allez vous retrouver à l’attache. Que va-t-il faire de vous, l’hiver qui vient ?...
En elle, frémissait encore l’espèce de révolte qui, tout à coup, avait jailli de quelque mystérieux abîme en son âme, quand la lettre d’Élisabeth Ronal avait éveillé la brusque vision des entraves, des obligations, des difficultés de toute sorte qu’allait lui imposer la nécessité de tracer son sillage d’artiste. Puisqu’elle était de celles qui doivent faire leur vie...
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Portrait de Henri Ardel Henri Ardel Le chemin qui descend

Cela, à cause, peut-être, des boucles courtes, d’un châtain cuivré, qui échappaient aux bandeaux, séparés par la raie de côté, tandis que la masse des cheveux se tordait, lourde, sur la nuque. Dans la chaude blancheur de la peau, les sourcils s’allongeaient, — en un trait si net qu’il en était presque dur, — au-dessus des prunelles larges et sombres qui ne livraient point l’intimité de l’âme ; des prunelles un peu dédaigneuses comme l’étaient, au repos, les lèvres volontaires, que la vie jeune empourprait.
Comme elle tournait à demi la tête, Claude rencontra son image.
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