Delly

Résumé

Delly,  Dans les ruines (1903)

“ L’aïeule écoutait, les mains jointes, une expression d’extase dans ses yeux pâles.
Alix se leva et s’avança vers elle.
— Cela vous fait plaisir d’entendre de la musique, grand-mère ? demanda-t-elle doucement en lui prenant la main.
— Oui... oui, encore !... C’est Gaétane qui joue, n’est-ce pas ? dit la voix hésitante de la vieille dame.
— Mais non, chère grand-mère, c’est moi, votre petite-fille... Alix de Sézannek.
Mme de Regbrenz la regarda sans comprendre. Alix répéta :
— Je suis votre petite-fille... l’enfant de votre fille Gaétane... Vous l’aimiez bien, n’est-ce pas, grand-mère ?
”
Source : Wikisource

Delly,  Dans les ruines (1903)

“ Ses yeux sans lumière se levèrent vers le ciel, ses mains se joignirent dans un geste d’action de grâces... et, tout à coup, un sanglot étouffé retentit.
— Ma sœur !... oh ! ma pauvre Alix ! dit Gaétan d’une voix altérée. Oui, il faudra nous séparer, pour longtemps...
Les mots « pour toujours peut-être » étaient sur ses lèvres, mais il les retint... Sa physionomie témoignait d’une torture aussi intense que celle qui pâlissait le visage d’Alix.
— Que la volonté de Dieu soit faite ! dit à son tour la jeune fille en essayant de réprimer le brisement de sa voix. Nous sommes ses enfants.
”
Source : Wikisource

Delly,  Dans les ruines (1903)

“ Elle joignit les mains d’un geste d’épouvante.
— De Georgina... et de Dieu !
— Oh ! grand-mère !... La première est impuissante à vous nuire désormais... et Dieu est la miséricorde infinie. Grand-mère, si vous saviez comme Il est bon !
Ainsi penchée sur ce lit de souffrance, une délicieuse compassion illuminant son beau visage, elle semblait elle-même un ange de pardon et une messagère de cette divine miséricorde. En la contemplant, le même ravissement se refléta dans le regard de la mère et du fils, et Even murmura :
— Écoutez-la, maman, son cœur pur a les secrets du ciel.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature