Résumé

Delly Lysis ; suivi de L'étoile du roi Boris (1981)

Toutes les joies du monde seront son partage et toutes les ivresses de l'amour.
Devant eux marchaient Hélos et sa sœur, près de Mme de Malay et de Madeleine. Un rire frais, un rire d'enfant, s'échappait à ce moment des lèvres de Lysis. Jean eut le cœur serré en songeant que cette innocence heureuse n'avait plus que peu de temps à vivre.
Irène continuait :
— Ces enfants ignorent tout de vos sombres croyances qui divinisent la souffrance et la misère, qui réprouvent les joies de ce monde. Ils adorent l'âme des choses, les parfums, les fleurs, la lumière, la beauté,
la vie.
Source : Gallica

Delly Lysis ; suivi de L'étoile du roi Boris (1981)

Mais, voyons, Lysis, tu exagères. Hélos n'est pas aussi mal que tu te l'imagines. Non, n'exige pas de moi une chose impossible. Je ne puis pas laisser passer cette chance. C'est une occasion unique qui s'offre à moi. Une exposition de mes œuvres à Paris, mais, Lysis, c'est la consécration officielle, la gloire, l'argent!
La jeune fille soupira. Dans toute sa nudité lui apparaissait en cette minute l'âme insensible et dure de sa sœur aînée. Ainsi l'orgueil, l'ambition, la cupidité se partageaient son cœur, qui n'avait pas de place pour la tendresse, le dévouement, l'amour.
Source : Gallica

Delly Lysis ; suivi de L'étoile du roi Boris (1981)

En ces moments-là, il la sentait tout près de lui, de cœur et d'esprit.
Puis Irène survenait. De sa voix un peu basse, singulièrement prenante, elle exaltait la vie, la nature, l'amour. Les mains jointes, les yeux perdus dans le lointain lumineux, elle adorait. Le soleil, les fleurs, les parfums étaient ses dieux. Elle se perdait en eux, leur rendait un culte passionné. Tout son être semblait alors frémir et ses yeux sombres s'enflammaient de lueurs fascinantes.
Et Lysis l'écoutait, comme elle avait écouté Jean tout à l'heure. Il la voyait, avec effroi, attentive, captivée
Source : Gallica

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