Hendrik Conscience,
Scènes de la vie flamande
“ Il est si bon ! — Le repousser ! s’écria le baes d’une voix tremblante ; je l’ai supplié à genoux de me pardonner, j’ai baigné ses pieds de mes larmes... — Ciel ! Et lui, père ? — Il m’a serré dans ses bras, m’a embrassé, m’a consolé. J’ai voulu m’accuser moi-même, lui dire que mon orgueil seul est la cause de son malheur, lui promettre que toute ma vie serait une expiation. Il m’a fermé la bouche par un baiser... un baiser qui comme un baume du ciel a versé dans mon cœur l’espérance et l’énergie, et m’a donné la force d’attendre avec moins d’anxiété la décision de Dieu. ”
