Henry Cauvain, Rosa Valentin : l'espion (1882)
“ Un sourire de mépris vint effleurer les lèvres de Rosa ; elle détourna la tête avec dégoût. – Ah ! infâme que tu es ! s'écria M. Valentin en se débattant, fou de colère, entre les mains des soldats qui le gardaient. Déshonorer la maison d'un vieillard... Outrager une pauvre enfant... massacrer des gens sans défense, tu appelles cela les lois de la guerre !... Oh ! mais Dieu ne punira donc pas de tels crimes !... – Dieu est pour nous, mon cher monsieur Valentin, répliqua Germain d'une voix avinée. Il l'a bien prouvé durant toute cette guerre. Taisez-vous, et laissez-moi parler à ma fiancée. ”
