Henry Cauvain

Résumé

Henry Cauvain Rosa Valentin : l'espion (1882)

Un sourire de mépris vint effleurer les lèvres de Rosa ; elle détourna la tête avec dégoût.
– Ah ! infâme que tu es ! s'écria M. Valentin en se débattant, fou de colère, entre les mains des soldats qui le gardaient. Déshonorer la maison d'un vieillard... Outrager une pauvre enfant... massacrer des gens sans défense, tu appelles cela les lois de la guerre !... Oh ! mais Dieu ne punira donc pas de tels crimes !...
– Dieu est pour nous, mon cher monsieur Valentin, répliqua Germain d'une voix avinée. Il l'a bien prouvé durant toute cette guerre. Taisez-vous, et laissez-moi parler à ma fiancée.
Source : Gallica

Henry Cauvain Rosa Valentin : l'espion (1882)

On se souviendra de vous, Lalou, et on citera votre nom aux enfants, pour qu'ils vous imitent un jour.
– Ah ! mon Dieu, je n'ai fait que mon devoir, monsieur Roussel. Je suis tout de même bien content que mon vieux coquin de fusil n'ait pas raté... Ah ! à propos, que font-ils dans le village, ces brigands ? J'ai peur d'avoir causé de bien grands malheurs sans le vouloir.
– Ils courent de tous côtés, enfonçant les portes, volant et brisant ce qui leur tombe sous la main. Ils se conduisent en vrais sauvages. Mais ne vous accusez pas, Lalou. Vous n'êtes pas cause de ce qui arrive.
Source : Gallica

Henry Cauvain Rosa Valentin : l'espion (1882)

Au même moment, un coup violent frappé il la porte de la chambre de Rosa le glaça de stupeur. Ses jambes tremblèrent, puis il resta immobile, comme paralysé.
– Rosa, cria une voix qu'il reconnut avec terreur, Rosa, es-tu couchée ?
– Mon père ! s'écria aussitôt, en se soulevant, la jeune fille, que cet accent avait tirée de son anéantissement, mon père, à moi ! au secours !
Un assassin qui voit tout d'un coup l'ombre de sa victime se dresser devant lui, implacable et vengeresse, n'est pas plus terrifié que ne le
fut Germain en ce moment.
Source : Gallica

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