Charles Deslys, Henriette : histoire d'une faute (1869)
“ Zug et Yambo échangèrent un joyeux regard. C'était le soir. Un tiède et beau soir de mai. Le ciel, les montagnes, la vallée, le lac, la nature tout entière semblait en fête. Mystérieux frémissements de la terre, chansons des oiseaux, caressantes brises, parfums des fleurs, tout semblait dire : Aimez ! aimez ! Sans le comte d'Hospenthal, le repas fût-resté silencieux. Ils laissaient parler le vieillard; ils se regardaient, elle ne songeant qu'à lui, lui ne voyant plus qu'elle. Tout ce qui n'était pas eux n'existait pas. L'amour, pour chaque couple, renouvelle éternellement la fable de l'Eden. ”
